Ainsi donc, l’avenir de Bernardo Corradi n’est toujours pas joué. Reggina? Sampdoria? Montréal?
On savait déjà que son contrat s’échelonnait jusqu’à la mi-juin. Sa présence comme un diachylon sur le groupe d’attaquants de l’Impact pour palier à cette recherche inaboutie de l’entre-saison.
À ce point-ci, le staff technique devra se poser la question. Doit-on garder Corradi? Et à quel prix?
Parce qu’en MLS, plus que bien d’autres ligues, l’évaluation du talent s’arrête où celui de l’impact monétaire commence.
Pour :
Un attaquant de niveau international. De la classe et une qualité technique au-dessus de la moyenne. Des courses souvent très justes.
L’expérience. Dans les matchs avec des grands enjeux, plus intéressant de miser sur un gars qui a joué dans les plus grands championnats et même en sélection.
Le prestige. Quand viendra le temps de recruter dans les années à venir, les joueurs européens regarderont sûrement la liste de joueurs ayant passé par la métropole québécoise.
Son amitié avec Marco Di Vaio. Quoi de mieux pour acclimater un nouvel arrivant que d’avoir des amis qui ont déjà défriché la ville et ses environs?
Contre :
Meilleur marqueur du club, mais trois buts assez simple à marquer (dont deux pénalty).
La vitesse. Personne ne pourra confondre Corradi et Usain Bolt. Mais pour l’attaquant italien, c’est presque un problème. Oui, son jeu n’est pas basé sur cet aspect. OK, il est 100 mieux que Justin Braun. Mais, pour le prix…?
Le prestige (bis). Le nom Corradi fait courir à Montréal? Plus que Di Vaio? Plus que Patrice Bernier?
Au final, les impératifs familiaux feront une différence. À salaire égal, Bernardo préférera sûrement rejoindre son épouse et son enfant de deux ans que de profiter du Festival de jazz…
À moins que…